Published on March 15, 2024

Le vrai secret pour dépasser 75 000 $CAD au Québec n’est pas un diplôme, mais la maîtrise d’un système économique protégé : les métiers de la construction.

  • La haute rémunération est créée par la rareté organisée par la Commission de la construction du Québec (CCQ), pas seulement par l’habileté manuelle.
  • Le parcours Apprenti → Compagnon → Entrepreneur est un puissant multiplicateur de revenus, mais la majorité abandonne avant l’étape cruciale du compagnonnage.

Recommandation : Considérez votre formation professionnelle non pas comme une fin, mais comme la première étape stratégique pour bâtir votre propre entreprise et atteindre une véritable indépendance financière.

On connaît tous l’histoire. Le jeune qui sort du CÉGEP ou de l’université avec un baccalauréat en communication ou en sciences humaines, un prêt étudiant sur le dos, pour se battre contre des centaines d’autres candidats pour un poste à 45 000 $ par année. Pendant ce temps, on entend partout qu’il « manque de monde dans la construction ». On nous dit que les métiers manuels sont une option valable, un « plan B » respectable. C’est une erreur de perspective fondamentale. Les métiers traditionnels ne sont pas un plan B ; ils sont pour beaucoup le plan A le plus intelligent et le plus direct vers une indépendance financière solide.

La différence ne réside pas dans la noblesse du travail, mais dans les règles économiques qui le régissent. Un diplôme universitaire certifie une connaissance, souvent théorique et dont la valeur fluctue avec les modes du marché du travail. Une carte de compétence de la Commission de la construction du Québec (CCQ) certifie un accès exclusif à un marché réglementé et protégé. C’est là que se trouve la clé. Comprendre cela, c’est passer d’une mentalité d’employé qui cherche un job à celle d’un entrepreneur qui investit dans une compétence à haute valeur tangible et prévisible.

Mais ce chemin n’est pas une simple formalité. Il est parsemé d’embûches, de règles complexes et d’un test d’endurance que beaucoup sous-estiment. Cet article n’est pas une brochure pour vous vendre un DEP. C’est le plan de match d’un entrepreneur qui a fait le chemin. On va décortiquer pourquoi ce système est si lucratif, comment naviguer ses règles, quels métiers prioriser, comment éviter le piège qui fait échouer 80% des apprentis, et surtout, quand et comment faire le saut pour devenir votre propre patron et viser bien au-delà de 75 000 $.

Ce guide vous fournira une vision claire des opportunités, des défis et des stratégies pour transformer un métier manuel en une carrière exceptionnellement rentable au Québec. Le sommaire ci-dessous détaille les étapes de notre analyse.

Pourquoi un électricien certifié gagne 85 000 $CAD alors qu’un diplômé en communication plafonne à 45 000 $CAD ?

La réponse tient en trois mots : valeur tangible et rareté organisée. Quand une conduite d’eau éclate en plein hiver ou qu’une panne électrique paralyse une entreprise, la valeur du plombier ou de l’électricien est immédiate, quantifiable et non négociable. Il n’y a pas de « on verra au prochain trimestre ». La solution est requise maintenant. C’est une valeur tangible, contrairement à la valeur plus abstraite de nombreuses professions de bureau. Mais ce n’est que la moitié de l’équation. La vraie raison de l’écart salarial réside dans le système économique unique qui régit ces métiers au Québec.

Le salaire élevé n’est pas un accident du marché, mais le résultat d’une structure bien définie. Selon les données officielles, le salaire de base annuel moyen peut atteindre jusqu’à 86 336 $ pour un compagnon électricien. Ce chiffre exclut souvent le temps supplémentaire, très fréquent. Ce potentiel financier repose sur un trépied solide :

  • La rareté réglementée : La carte de compétence de la CCQ agit comme une barrière à l’entrée. Elle limite le nombre de travailleurs qualifiés disponibles, ce qui maintient les salaires élevés. Ce n’est pas un marché ouvert ; c’est un club dont il faut mériter l’entrée.
  • Les avantages sociaux imposés : Le régime de retraite géré par la CCQ et l’assurance collective MÉDIC Construction sont des avantages béton, financés en grande partie par des cotisations patronales obligatoires. C’est une forme de rémunération indirecte massive que l’on ne retrouve presque jamais dans les PME du secteur des services.
  • La progression salariale automatique : Un apprenti ne négocie pas son salaire. Il progresse selon une grille fixe en accumulant des heures. Passer d’environ 41 000 $ comme apprenti à plus de 86 000 $ comme compagnon est un chemin balisé, prévisible et garanti par la convention collective.
  • Ce système crée un environnement où la compétence est directement et généreusement récompensée. L’investissement en formation n’est pas un pari sur l’avenir, mais un placement avec un retour sur investissement quasi garanti, à condition de jouer le jeu jusqu’au bout.

    Comment obtenir votre carte de compétence CCQ pour travailler légalement dans les métiers de la construction ?

    Accéder au statut de travailleur de la construction au Québec n’est pas une mince affaire. C’est un processus structuré qui commence généralement par l’obtention d’un Diplôme d’études professionnelles (DEP) dans le métier visé. Ce diplôme est votre ticket d’entrée, la preuve que vous avez acquis les connaissances théoriques de base. Mais le diplôme seul ne vous donne pas le droit de travailler sur un chantier. Il vous donne le droit de demander un certificat de compétence apprenti (CCA) à la CCQ.

    Le parcours typique est le suivant :

  1. Obtenir un DEP : S’inscrire dans un centre de formation professionnelle et réussir le programme (ex: DEP en électricité, plomberie et chauffage, charpenterie-menuiserie).
  2. Garantie d’emploi : Trouver un employeur enregistré à la CCQ qui s’engage à vous embaucher pour au moins 150 heures sur une période de 3 mois. C’est souvent l’étape la plus ardue pour les nouveaux diplômés.
  3. Demande du certificat apprenti : Une fois la garantie d’emploi en poche, vous pouvez soumettre votre demande à la CCQ pour obtenir votre certificat de compétence apprenti.
  4. Période d’apprentissage : Travailler sous la supervision d’un compagnon pour accumuler le nombre d’heures requis par votre métier (généralement entre 6 000 et 8 000 heures, soit 3 à 4 ans).
  5. Examen de qualification : Une fois les heures complétées, réussir l’examen de qualification provincial pour enfin obtenir le statut de compagnon.

L’État, conscient de la pénurie, a tenté d’accélérer le processus. En 2024, des formations accélérées et rémunérées ont été lancées. Cependant, les résultats montrent bien la complexité du système : sur 3 854 inscrits, une étude révèle que si 72% ont obtenu leur diplôme, seulement la moitié des diplômés a réellement intégré les chantiers avec un certificat CCQ. La formation est une chose, l’intégration dans l’industrie en est une autre.

Apprenti en formation dans un centre de formation professionnelle au Québec

Cette réalité souligne un point crucial : la persévérance et le réseau sont aussi importants que la compétence technique. L’effort ne s’arrête pas à la porte du centre de formation. C’est là qu’il commence vraiment.

Plomberie, électricité ou HVAC : quel métier traditionnel rapporte le plus au Québec currently?

Lorsqu’on choisit sa voie, le salaire est un facteur déterminant. Dans le monde de la construction au Québec, tous les métiers ne sont pas égaux sur le plan financier, bien que tous offrent une excellente qualité de vie une fois le statut de compagnon atteint. Les métiers qui demandent le plus de technicité, de compréhension des normes et qui touchent à des systèmes critiques (électricité, plomberie) sont généralement les plus lucratifs. Ils offrent aussi le plus grand potentiel pour démarrer une entreprise rentable plus tard.

Le tableau ci-dessous, basé sur les données des conventions collectives et des estimations de marché, offre une comparaison claire des salaires de base pour quelques-uns des métiers les plus populaires. Il est important de noter que ces chiffres représentent le salaire de base pour un compagnon et n’incluent pas le temps supplémentaire ou les primes.

Comparaison des salaires et conditions de métiers clés de la construction
Métier Salaire apprenti Salaire compagnon Heures pour certification
Électricien 41 321 $ 86 336 $ 8 000 heures
Plombier 35 000 $ (est.) 75 000 $ (est.) 8 000 heures
Charpentier-menuisier 28 954 $ 57 127 $ 6 000 heures

Comme on peut le voir, électricien se détache nettement en termes de rémunération de compagnon, suivi de près par les tuyauteurs (plombiers). Le charpentier-menuisier, bien qu’essentiel, a un plafond salarial plus bas en tant qu’employé. Cependant, il ne faut pas analyser ces chiffres de manière isolée. Le choix d’un métier doit aussi tenir compte de la nature du travail, des conditions physiques et, surtout, de vos ambitions à long terme. L’électricité et la plomberie sont des secteurs où la complexité des diagnostics et des installations crée une forte valeur ajoutée, particulièrement lucrative pour ceux qui se lanceront à leur compte.

L’erreur des apprentis qui abandonnent leur métier traditionnel à 80% du parcours sans certification reconnue

Le plus grand obstacle à une carrière lucrative dans la construction n’est pas la difficulté du travail lui-même. C’est un mur psychologique que j’appelle “le mur des 80%”. C’est le moment où un apprenti, après 2 ou 3 ans de travail, commence à bien maîtriser son métier. Il gagne déjà un salaire décent, se sent compétent et commence à voir la fin de son apprentissage (les 8000 heures) comme une simple formalité bureaucratique. C’est là que se produit l’erreur fatale : il quitte le système réglementé pour travailler “au noir” ou pour une petite entreprise non assujettie, pensant gagner un peu plus à court terme en évitant les déductions.

Il vient de saboter sa carrière. En abandonnant avant d’obtenir son statut de compagnon, il renonce à l’actif le plus précieux : la certification. Il devient un travailleur compétent, mais non qualifié aux yeux de l’industrie. Son salaire plafonnera, il n’aura accès ni aux grands chantiers, ni aux avantages sociaux, et il ne pourra jamais former d’apprenti ou obtenir sa propre licence d’entrepreneur (RBQ). Il se condamne à rester dans les limbes du travail précaire. Les chiffres sont brutaux : lors des récentes formations accélérées, il a été noté que près de 28% des inscrits ont abandonné en cours de route, n’atteignant jamais la certification.

La persévérance est donc la compétence la plus rentable. Terminer son apprentissage, c’est débloquer son plein potentiel de revenus et s’ouvrir la porte de l’entrepreneuriat. Comme le souligne un expert du secteur, la différence de mentalité est claire.

On a plus de rétention du côté des personnes qualifiées

– Éric Boisjoly, Urbania – Quatre95

Le message est sans équivoque : le jeu en vaut la chandelle, mais seulement si on le joue jusqu’à la fin. Franchir ce “mur des 80%” est l’investissement le plus important que vous ferez dans votre avenir financier.

Quand lancer votre entreprise de plomberie ou électricité après votre compagnonnage au Québec ?

Le statut de compagnon est une réussite majeure, mais ce n’est pas la ligne d’arrivée. C’est le véritable point de départ pour ceux qui visent l’indépendance et des revenus à six chiffres. Le passage de compagnon à entrepreneur est l’étape ultime de l’escalier de la valeur. Cependant, se lancer trop tôt est une recette pour l’échec. L’expertise technique ne suffit pas ; il faut acquérir une compétence stratégique et commerciale.

L’erreur classique est de démarrer son entreprise dès l’obtention de la carte de compagnon. On sait faire le travail, mais on ne sait pas le vendre, le gérer, ni le facturer correctement. La meilleure stratégie est de considérer les 5 à 7 années post-compagnonnage comme un MBA pratique et rémunéré. L’idée est d’aller chercher de l’expérience variée et ciblée chez différents types d’employeurs. Par exemple, passer deux ans dans une petite PME vous apprendra la relation client, la gestion des petits chantiers de service et la débrouillardise. Ensuite, travailler trois ans pour une grande entreprise sur des chantiers institutionnels vous formera à la gestion de projet, au respect des plans et devis et à la supervision d’équipe.

Cette période est aussi cruciale pour bâtir votre capital de départ. Avant de faire le saut, un plan solide est nécessaire. Voici les étapes incontournables que tout aspirant entrepreneur devrait viser.

Votre feuille de route pour devenir entrepreneur en construction

  1. Accumuler l’expérience ciblée : Viser 2-3 ans en petite entreprise (service, résidentiel léger) et 3-4 ans en grande entreprise (commercial, projets d’envergure).
  2. Bâtir le capital de départ : Économiser un fonds de roulement d’au moins 30 000 $CAD pour couvrir les frais de licence, l’assurance, l’outillage de base et les premiers mois d’opération.
  3. Obtenir la licence RBQ : Se préparer et réussir les examens de la Régie du bâtiment du Québec (Administration, Gestion de la sécurité, Gestion de projets et de chantiers, et Exécution des travaux).
  4. Souscrire aux assurances : Contracter une assurance responsabilité civile professionnelle d’un minimum de 2 millions de dollars. C’est non négociable.
  5. Développer le réseau : Profiter de vos années comme employé pour tisser des liens avec des fournisseurs, d’autres corps de métier et des clients potentiels.

Ce n’est qu’en ayant coché toutes ces cases que vous serez réellement prêt à vous lancer, non pas comme un simple travailleur autonome, mais comme un véritable chef d’entreprise capable de bâtir une organisation rentable et durable.

Technicien d’éoliennes ou chargé de projets solaires : quelle voie pour une carrière durable au Québec ?

La transition énergétique crée une nouvelle vague d’opportunités qui semblent fascinantes. Les métiers de technicien d’éoliennes ou de spécialiste en énergie solaire font rêver, avec des images de travail au grand air, à la fine pointe de la technologie. Ces carrières sont bien réelles et prometteuses, mais il faut aborder ce secteur avec le même pragmatisme que les métiers traditionnels. Ce ne sont pas des jobs de bureau à Montréal.

La filière éolienne, par exemple, est géographiquement très concentrée. Les parcs éoliens se situent principalement dans les régions ressources du Québec. Comme le montre le parcours de formation, pour devenir technicien, il faut souvent passer par le programme unique offert par le Cégep de la Gaspésie et des Îles. Cela implique une volonté de mobilité importante, non seulement pour les études, mais aussi pour la carrière qui suivra en Gaspésie ou sur la Côte-Nord. C’est un choix de vie autant qu’un choix de carrière, qui demande d’être prêt à travailler en hauteur, dans des conditions météorologiques parfois extrêmes.

Technicien travaillant sur des panneaux solaires avec paysage québécois en arrière-plan

La filière solaire, quant à elle, est plus diffuse. Les installations se font partout, du toit résidentiel aux grands parcs solaires. Cependant, la compétence clé reste souvent celle de l’électricien. Un installateur de panneaux solaires est avant tout un électricien spécialisé qui maîtrise les normes de raccordement au réseau, la gestion des onduleurs et des systèmes de batteries. La voie royale vers ce métier passe donc par un DEP en électricité, complété par une formation complémentaire sur les systèmes photovoltaïques.

Dans les deux cas, le message est le même : les métiers verts sont avant tout des métiers techniques exigeants. La passion pour l’environnement est un moteur, mais la réussite dépend de solides compétences techniques et d’une adaptation aux réalités logistiques et géographiques du secteur.

Pourquoi 80% des postes en transition écologique au Québec exigent une formation scientifique ou technique ?

L’idée romantique d’une reconversion “verte” où l’on pourrait simplement mettre à profit sa bonne volonté se heurte rapidement à la réalité du marché. La transition écologique n’est pas un domaine à part ; c’est la modernisation et la spécialisation de secteurs existants. Et le secteur qui en est au cœur, c’est la construction. Avec plus de 295 700 emplois directs générés en moyenne chaque mois, la construction représente 1 emploi sur 15 au Québec. C’est dans cet écosystème que la transition se joue concrètement.

Installer une thermopompe à haute efficacité, c’est du travail de frigoriste (HVAC). Rénover l’isolation d’un bâtiment, c’est de la menuiserie et de l’isolation. Mettre en place un système de récupération de chaleur, c’est de la plomberie et de la ventilation. Installer des bornes de recharge pour véhicules électriques, c’est de l’électricité. Il est donc logique que la grande majorité des postes “verts” sur le terrain exigent une base technique solide, le plus souvent un DEP dans un métier traditionnel.

La véritable opportunité ne consiste pas à chercher un métier “vert” sorti de nulle part, mais à utiliser un métier traditionnel comme tremplin vers une spécialisation verte. C’est une approche beaucoup plus stratégique et réaliste. Les passerelles sont nombreuses et logiques :

  • DEP en mécanique automobile + AEC en véhicule électrique : Pour devenir un technicien spécialisé et très recherché dans les garages de demain.
  • DEP en réfrigération (HVAC) + spécialisation en géothermie : Pour installer les systèmes de chauffage et de climatisation les plus performants.
  • DEP en électricité + formation en installation de bornes de recharge : Pour répondre à une demande exponentielle dans le résidentiel et le commercial.
  • DEP en plomberie + certification en systèmes hydroniques : Pour concevoir des planchers chauffants écoénergétiques et autres systèmes de chauffage à l’eau.

La transition écologique ne rend pas les métiers traditionnels obsolètes ; au contraire, elle les rend plus pertinents et techniques que jamais. Le frigoriste, l’électricien ou le plombier de demain sera un expert en efficacité énergétique.

À retenir

  • La haute rémunération dans la construction provient de la rareté réglementée par la CCQ, un avantage structurel que les diplômes universitaires n’offrent pas.
  • Obtenir son DEP est le début du parcours ; la persévérance jusqu’au statut de compagnon est l’étape critique où beaucoup échouent, renonçant au plein potentiel de revenus.
  • La véritable liberté financière réside dans l’entrepreneuriat, qui devient une option viable après 5 à 7 ans d’expérience stratégique en tant que compagnon.

Se reconvertir dans les métiers verts au Québec : où sont les vrais débouchés ?

La conclusion est claire : les “métiers verts” ne sont pas une catégorie à part, mais une spécialisation de pointe des métiers traditionnels. La porte d’entrée vers les carrières les plus solides et lucratives de la transition écologique se trouve dans les centres de formation professionnelle, devant un établi d’électricien, un banc de plombier ou un système de ventilation. Oubliez l’idée d’une reconversion magique. La réalité est plus simple et plus directe : le chemin le plus sûr vers un métier vert est de devenir un excellent technicien traditionnel d’abord.

Le gouvernement du Québec l’a bien compris en investissant massivement dans des formations accélérées pour des métiers comme frigoriste, essentiel pour l’installation de thermopompes. L’opportunité est là, mais elle est pour ceux qui sont prêts à mettre les mains à la pâte et à maîtriser les fondamentaux. Un électricien qui se spécialise en solaire, un plombier qui maîtrise la géothermie, un mécanicien qui devient expert en batteries électriques : voilà les profils qui seront en or dans les décennies à venir. Ils combinent la base solide et indestructible d’un métier réglementé avec une spécialisation en forte demande.

Le vrai débouché n’est donc pas de chercher un titre d’emploi “vert”, mais de se demander : “Quel métier traditionnel puis-je maîtriser pour ensuite devenir un acteur clé de l’efficacité énergétique, de l’électrification des transports ou des énergies renouvelables ?”. C’est en répondant à cette question que vous tracerez un parcours de carrière non seulement lucratif, mais aussi durable et porteur de sens.

L’heure n’est plus à hésiter ou à dévaloriser ces parcours. Si vous êtes en quête d’une carrière solide, rentable et à l’abri des fluctuations économiques, l’étape suivante est claire. Explorez les programmes de DEP dans votre région, parlez à des entrepreneurs, et considérez ce chemin non pas comme un plan B, mais comme le plan A stratégique qu’il a toujours été.

Written by Sophie Gagnon, Sophie Gagnon est conseillère principale en emploi et recrutement TI depuis 14 ans, certifiée CRHA (Conseillère en ressources humaines agréée) et titulaire d'un baccalauréat en relations industrielles de l'Université Laval. Elle occupe actuellement le poste de directrice acquisition de talents dans une entreprise technologique montréalaise de 400 employés spécialisée en intelligence artificielle.