Published on March 15, 2024

Pour un docteur étranger, l’intégration dans la recherche québécoise dépend moins de l’excellence de son diplôme que de sa capacité à décoder les règles implicites du système nord-américain.

  • Votre doctorat, même prestigieux, est une devise inconnue ; les bourses nominatives et les publications sont la monnaie d’échange universelle.
  • Le contact direct avec un directeur de laboratoire ne fonctionne que s’il est précédé d’une approche stratégique, incluant une proposition de valeur et des pistes de financement.

Recommandation : Abandonnez la posture du simple postulant pour adopter celle de l’entrepreneur de votre projet de recherche ; c’est ce que les laboratoires québécois recherchent activement.

Vous êtes titulaire d’un doctorat, fruit d’années de travail acharné dans une université européenne, asiatique ou africaine de renom. Votre dossier est solide, vos publications sont là, et le Québec, avec ses centres de recherche de pointe, vous attire. Pourtant, une fois sur le terrain des candidatures, vous faites face à un mur d’incompréhension ou de silence. Les conseils habituels – « envoyez votre CV », « contactez les professeurs » – se révèlent souvent inefficaces et frustrants. Vous avez l’impression que votre valeur n’est pas reconnue à sa juste mesure.

En tant que directeur de laboratoire, je vois passer des dizaines de ces candidatures. Laissez-moi être direct avec vous : le problème n’est pas votre excellence académique. Le problème est un décalage culturel et systémique profond. Le système universitaire nord-américain, et québécois en particulier, fonctionne sur des codes, une monnaie d’échange et un rythme qui lui sont propres. Continuer à postuler avec une mentalité européenne ou asiatique, c’est comme essayer d’utiliser des euros dans une machine qui n’accepte que les dollars canadiens.

Mais alors, si la clé n’est pas de travailler plus dur, mais de travailler plus intelligemment, quelle est la bonne stratégie ? La véritable approche consiste à décoder cet écosystème. Il faut comprendre pourquoi votre diplôme est perçu différemment, comment bâtir un capital-réseau avant même d’arriver, et surtout, comment transformer le financement d’une contrainte en votre principal argument de recrutement. Cet article n’est pas une liste de démarches administratives. C’est une feuille de route stratégique, de l’intérieur, pour vous aider à naviguer dans ce système et à faire de votre projet d’installation au Québec une réussite.

Nous allons décortiquer ensemble les étapes cruciales de ce parcours. Ce guide vous donnera les clés pour comprendre la mentalité des recruteurs, identifier les bonnes fenêtres de tir et structurer vos démarches pour maximiser vos chances de succès.

Pourquoi votre doctorat européen ou asiatique est sous-évalué dans les universités québécoises ?

Commençons par le point le plus sensible : l’impression que votre doctorat, si prestigieux soit-il dans votre pays d’origine, perd de sa valeur en traversant l’Atlantique. Il ne s’agit pas de mépris, mais d’un problème de « monnaie d’échange ». Un directeur de laboratoire québécois ne connaît pas forcément la réputation de l’Université de Heidelberg ou de la Sorbonne aussi bien qu’il connaît celle de Toronto ou de l’UBC. Une « mention très honorable avec félicitations du jury » est une formule qui n’a pas d’équivalent direct ici et qui reste abstraite.

La véritable devise dans le monde de la recherche nord-américain repose sur des critères plus universels et quantifiables : la qualité et le nombre de vos publications dans des revues à comité de lecture de premier plan, votre capacité à obtenir des financements et les lettres de recommandation de chercheurs reconnus internationalement. Votre diplôme est la preuve de votre formation, mais ce sont ces éléments qui attestent de votre potentiel en tant que chercheur autonome et productif. Le système québécois ne sous-évalue pas votre intelligence, il peine à évaluer le cadre dont vous provenez.

L’objectif n’est donc pas de défendre la valeur de votre institution, mais de traduire votre excellence dans un langage compréhensible ici. Mettez en avant vos publications, vos participations à des conférences internationales et, surtout, votre potentiel à décrocher des bourses nominatives. C’est le signal le plus fort que vous puissiez envoyer.

Le parcours du Dr. Jonathan Faucher de l’Europe au Québec

Jonathan Faucher, titulaire d’un doctorat en psychologie, illustre parfaitement ce parcours d’adaptation. Après son doctorat, il a effectué un stage postdoctoral à l’Université Laval, se consacrant à l’étude des traits sombres de la personnalité. Ce post-doctorat n’était pas seulement une continuation de sa recherche, mais une étape stratégique pour s’intégrer à l’écosystème québécois, se bâtir un réseau et aligner son profil sur les attentes locales. Son expérience démontre que le post-doctorat est souvent le pont indispensable pour traduire un excellent profil international en une carrière réussie au Québec.

Ce changement de perspective est la première étape pour transformer votre candidature d’une simple postulation à une proposition de valeur stratégique.

Comment établir des contacts avec des laboratoires québécois 6 mois avant votre arrivée ?

L’erreur la plus commune est l’envoi massif de courriels génériques. En tant que directeur, je reçois des dizaines de « Cher professeur, j’ai lu votre profil et je suis très intéressé… ». Ces messages finissent presque toujours à la corbeille. Une approche efficace est chirurgicale, personnalisée et démontre que vous avez fait vos devoirs. Le but n’est pas de demander un poste, mais d’entamer une conversation scientifique.

Représentation symbolique des connexions entre chercheurs internationaux et laboratoires québécois

Votre stratégie doit commencer 6 à 9 mois avant votre arrivée prévue. Identifiez 5 à 10 chercheurs dont les travaux sont en parfaite adéquation avec les vôtres. Épluchez leurs publications récentes, comprenez leurs orientations actuelles et identifiez un angle mort ou un prolongement possible où votre expertise pourrait s’insérer. Votre courriel d’approche doit contenir trois éléments clés :

  1. Une accroche personnalisée : “Votre article de 2023 sur [sujet précis] dans [Journal X] soulève une question intéressante concernant [point Y], qui rejoint directement mes propres travaux sur [votre sujet].”
  2. Une proposition de valeur : Ne demandez pas un poste. Suggérez une idée de projet ou une collaboration. Montrez que vous n’êtes pas un demandeur, mais un partenaire potentiel.
  3. La mention du financement : C’est le point crucial. Indiquez que vous prévoyez de postuler à des bourses comme le programme de Bourses d’Excellence pour Étudiants Étrangers (PBEEE) du FRQNT ou une bourse postdoctorale du CRSNG, et que vous le contactez pour savoir s’il serait ouvert à soutenir votre candidature. De nombreuses opportunités existent, comme la Bourse Mitacs Accélération industrielle pour chercheurs postdoctoraux qui offre un financement de 55 000 $ par année.

Cette approche transforme radicalement la dynamique. Vous ne demandez plus un emploi, vous proposez d’apporter votre propre financement et une expertise ciblée à son laboratoire. Vous devenez une opportunité, pas une charge.

C’est en adoptant cette posture d’entrepreneur de votre recherche que vous capterez l’attention des directeurs de laboratoire les plus sollicités.

Postdoc académique ou poste de recherche chez Ericsson ou Hydro-Québec : quelle voie au Québec ?

Une fois les premiers contacts établis, une question stratégique se pose : viser un post-doctorat classique ou tenter directement l’aventure dans le secteur privé ? Le Québec offre un écosystème de recherche dynamique où les frontières entre l’académique et l’industrie sont de plus en plus poreuses, notamment grâce à des organismes comme Mitacs qui créent des ponts.

Le choix dépend de vos objectifs à long terme. Le post-doctorat est souvent la voie royale pour ceux qui visent une carrière professorale. C’est une période pour publier, affiner son programme de recherche et se faire un nom. Cependant, il s’accompagne d’une certaine précarité et de salaires plus modestes. L’industrie, quant à elle, offre une meilleure rémunération, une plus grande stabilité et des avantages sociaux souvent supérieurs. Elle peut aussi être une voie plus rapide vers la résidence permanente, car les postes sont souvent classés dans des catégories CNP (Classification Nationale des Professions) très recherchées.

Le tableau suivant, basé sur des données compilées par des portails d’orientation, résume les principales différences pour vous aider à y voir plus clair, comme l’illustre cette analyse du métier de chercheur au Québec.

Comparaison Postdoc académique vs Industrie au Québec
Critère Postdoc académique Industrie (Hydro-Québec/Ericsson)
Salaire annuel 45 000-55 000 $ 75 000-95 000 $
Type de contrat Temporaire (1-3 ans) Permanent possible
Avantages sociaux Limités REER, assurances complètes
Impact résidence permanente Code CNP recherche Code CNP favorable

Il n’y a pas de mauvaise réponse, seulement une stratégie à adapter. Un post-doctorat financé par une bourse Mitacs en partenariat avec une entreprise peut être le meilleur des deux mondes : il vous permet de garder un pied dans le monde académique tout en développant un réseau industriel et en prouvant votre valeur à un employeur potentiel.

Votre décision doit être éclairée par vos aspirations professionnelles et personnelles à long terme, au-delà de la première opportunité qui se présente.

Quand postuler aux postes de recherche au Québec pour ne pas manquer les vagues de recrutement ?

Contrairement aux emplois traditionnels avec des “vagues de recrutement” saisonnières, le recrutement en recherche est un flux continu, dicté principalement par un seul facteur : l’obtention de financements. Un professeur ne recrute pas parce que c’est l’automne, il recrute parce qu’il vient de recevoir une subvention majeure du CRSNG ou des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

Par conséquent, votre calendrier de postulation ne doit pas être aligné sur les saisons, mais sur le calendrier des grands concours de financement. Le moment le plus stratégique pour intensifier vos contacts est juste après l’annonce des résultats des grands organismes, généralement en mars/avril. C’est à ce moment que les directeurs de laboratoire savent de quel budget ils disposent pour les années à venir et sont les plus ouverts à de nouvelles collaborations.

Pour vous, le chercheur étranger, le calendrier le plus important est celui des bourses qui vous sont destinées. Le programme de Bourses d’Excellence pour Étudiants Étrangers (PBEEE) du FRQNT est un excellent exemple. Les dates limites sont cruciales et non négociables : les universités doivent soumettre les candidatures présélectionnées avant le 30 septembre et le 5 novembre de chaque année. Cela signifie que vos discussions avec un superviseur potentiel doivent être bien avancées dès le début de l’été. Manquer ces dates, c’est souvent devoir attendre une année complète.

Voici un calendrier stratégique à garder en tête :

  • Mars/Avril : Annonce des résultats des grands concours (CRSNG, FRQNT). Période idéale pour contacter les professeurs qui ont obtenu des financements.
  • Mai-Août : Période de préparation intensive de votre dossier de candidature pour les bourses d’automne. C’est le moment de solidifier l’appui d’un superviseur.
  • Septembre : Date limite cruciale pour les présélections universitaires pour des programmes comme le PBEEE.
  • Novembre : Date limite finale pour la soumission de nombreuses demandes de bourses.
  • Janvier-Mars : Une seconde, mais plus petite, fenêtre d’opportunité peut s’ouvrir pour des postes à combler pour la rentrée de septembre.

Agir en décalage avec ce calendrier, c’est risquer de frapper à des portes qui, bien que potentiellement intéressées, sont financièrement fermées.

Comment décrocher une bourse FRQNT ou CRSNG dans les 12 mois suivant votre arrivée au Québec ?

Arriver au Québec avec un post-doctorat déjà en poche est une bonne chose. Mais la véritable clé pour sécuriser votre avenir et gagner en autonomie est de décrocher votre propre bourse nominative (FRQNT, CRSNG, etc.) le plus rapidement possible. L’obtenir dans les 12 à 18 premiers mois est un signal extrêmement fort pour votre carrière. Cela prouve au système que vous êtes un chercheur d’élite, capable de lever des fonds et de mener un projet de manière autonome. C’est un atout majeur pour une future candidature à un poste de professeur.

La compétition est féroce, mais la réussite repose sur une préparation méticuleuse. Votre projet de recherche doit être impeccable : innovant, clair, réaliste et parfaitement aligné avec les priorités de l’organisme subventionnaire et l’expertise de votre laboratoire d’accueil. Mais au-delà du projet lui-même, plusieurs éléments de votre dossier feront la différence. Les comités d’évaluation regarderont votre dossier de publications, la qualité de vos lettres de recommandation et votre potentiel à devenir un leader dans votre domaine.

Un point souvent négligé par les candidats étrangers est la nécessité de contextualiser les informations. Par exemple, si votre système de notation universitaire est différent du système nord-américain (lettres A, B, C ou GPA sur 4.3), vous devez joindre une lettre explicative à vos relevés de notes pour que les évaluateurs puissent interpréter correctement votre excellence académique.

Votre plan d’action pour un financement FRQNT

  1. Être présélectionné par un établissement universitaire québécois bien avant la date limite de fin septembre.
  2. Préparer et soumettre une demande complète au FRQNT avant l’échéance de début novembre, sans omettre aucun document.
  3. Joindre systématiquement à vos relevés de notes une lettre expliquant le système de notation de votre pays d’origine pour éviter toute mauvaise interprétation.
  4. Créer votre compte sur le portail FRQnet et remplir minutieusement le formulaire électronique, en portant une attention particulière à la description du projet.
  5. Après la décision, si la bourse est accordée, planifier son utilisation dans la fenêtre de validité, généralement entre mai de l’année en cours et mars de l’année suivante.

Obtenir l’une de ces bourses n’est pas seulement une question d’argent ; c’est la certification de votre valeur aux yeux de l’écosystème de recherche québécois.

Comment structurer votre dossier Aide au développement SODEC pour décrocher 150 000 $CAD ?

À première vue, un programme comme celui de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) peut sembler complètement hors de propos pour un chercheur en sciences naturelles ou en génie. Et vous auriez raison. Cependant, son existence même est une leçon stratégique fondamentale pour tout chercheur étranger : la diversification des sources de financement. Alors que le FRQNT et le CRSNG sont les piliers, l’écosystème québécois regorge d’organismes subventionnaires plus petits, sectoriels et hautement spécialisés.

La SODEC finance la culture. Mais votre domaine – que ce soit l’intelligence artificielle, l’agroalimentaire, l’aéronautique ou les sciences de la mer – possède très certainement ses propres “SODEC”. Ce sont des consortiums de recherche, des regroupements sectoriels, des fondations privées ou des chaires industrielles. Leur point commun ? Ils financent des projets qui répondent à des besoins très spécifiques de l’économie ou de la société québécoise.

La leçon à tirer n’est donc pas de postuler à la SODEC, mais de vous en inspirer. Votre travail de “proactivité stratégique” consiste à cartographier cet écosystème propre à votre secteur. Discutez avec votre superviseur, les autres membres du laboratoire et explorez les sites de centres de recherche comme le Mila (en IA) ou l’INAF (en nutrition). Vous y découvrirez des appels à projets ciblés, souvent moins compétitifs que les grands concours nationaux, qui peuvent représenter des opportunités de financement inestimables.

Pensez comme un entrepreneur qui cherche à diversifier ses revenus. Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier (FRQNT/CRSNG). L’identification et la sollicitation de ces sources de financement de niche démontrent une compréhension fine de l’écosystème et une initiative qui seront très appréciées.

En apprenant à naviguer dans cette complexité, vous passez du statut de chercheur à celui de stratège de la recherche, une qualité hautement valorisée.

Comment obtenir les certifications éoliennes ou solaires qui ouvrent 90% des postes au Québec ?

Encore une fois, il est peu probable que vous, en tant que docteur en biologie moléculaire ou en informatique, ayez besoin d’une certification pour travailler sur une éolienne. Cependant, cette question soulève une analogie puissante pour comprendre les attentes du système de recherche québécois. Pour un technicien ou un ingénieur de terrain, une certification spécifique (comme celles pour l’éolien ou le solaire) est une preuve tangible et standardisée de compétence. C’est un langage commun qui garantit à l’employeur un certain niveau de savoir-faire.

Quelle est l’équivalence pour un chercheur de haut niveau ? Vos “certifications” ne sont pas des diplômes de formation technique, mais des reconnaissances d’excellence validées par vos pairs. Les plus importantes sont :

  • Les bourses nominatives : Décrocher une bourse postdoctorale du CRSNG, du FRQNT ou des IRSC est la “certification” ultime. Elle dit au système : “Cet individu a été évalué par un comité d’experts nationaux et jugé parmi les meilleurs.”
  • Les publications dans des revues de premier rang (Q1) : Chaque article publié dans une revue comme Nature, Science, ou le journal de référence de votre domaine, est une certification de la qualité et de l’originalité de votre travail.
  • Les prix et distinctions : Un prix pour la meilleure thèse, une bourse de voyage pour une conférence prestigieuse, ou toute autre reconnaissance officielle, agit comme un validateur externe.

Lorsque vous rédigez votre CV académique ou votre lettre de présentation, ne vous contentez pas de lister vos expériences. Mettez en évidence ces “certifications”. Ce sont elles qui parlent le langage que les directeurs de laboratoire et les comités de recrutement comprennent instantanément. Elles transforment votre profil d’une collection d’expériences en une série de validations objectives par la communauté scientifique.

Ce sont ces preuves de reconnaissance par les pairs qui ouvriront les portes des laboratoires les plus compétitifs.

À retenir

  • L’intégration dans la recherche québécoise est un marathon stratégique, pas un sprint de candidatures. Le succès repose sur le décodage des codes culturels et systémiques.
  • Votre monnaie d’échange principale n’est pas votre diplôme, mais votre capacité démontrée à obtenir des financements nominatifs (FRQNT, CRSNG) et à publier dans des revues de premier plan.
  • Adoptez une posture d’entrepreneur : contactez les laboratoires avec une proposition de valeur claire (projet + pistes de financement) plutôt qu’avec une simple demande d’emploi.

Bâtir une carrière dans les énergies propres au Québec : les filières qui recrutent vraiment

Vous avez maintenant les clés pour décoder le système. L’étape finale est d’appliquer cette stratégie à un secteur porteur. Le Québec, avec sa volonté de décarboner son économie et son leadership en hydroélectricité, est un terrain de jeu exceptionnel pour les chercheurs dans le domaine des énergies propres. C’est plus qu’une tendance ; c’est une priorité gouvernementale et industrielle, ce qui signifie que les financements y sont abondants.

Des filières comme le développement de nouvelles générations de batteries (avec des joueurs comme Northvolt), l’optimisation des réseaux électriques intelligents, la production d’hydrogène vert et le développement de biocarburants sont en pleine effervescence. Des institutions comme l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ) ou des centres universitaires spécialisés sont constamment à la recherche de talents pour repousser les limites de la technologie.

Gros plan sur les mains d'un chercheur analysant des matériaux pour batteries

Pour un chercheur étranger, se positionner dans ce secteur est une démarche gagnante. Cela montre que vous ne cherchez pas seulement un laboratoire, mais que vous comprenez les enjeux stratégiques du Québec et que vous souhaitez contribuer à son avenir. Lorsque vous contactez un professeur travaillant sur les matériaux pour batteries, par exemple, votre proposition de projet aura un écho bien plus fort si elle s’inscrit dans le contexte de la “Vallée de la batterie” que le Québec est en train de bâtir.

Votre parcours, du décodage culturel initial à l’obtention d’une bourse, culmine ici : l’application de votre expertise à un domaine qui a un impact tangible et qui est soutenu activement par l’écosystème politique et économique. C’est la convergence de votre excellence scientifique et de votre intelligence stratégique qui fera de vous un candidat incontournable.

L’étape suivante vous appartient : cessez de postuler et commencez à construire votre place. Utilisez cette grille de lecture pour analyser votre domaine, identifier les leaders, préparer votre proposition de valeur et vous lancer dans la conquête de l’écosystème de recherche québécois. Votre succès est à portée de main.

Written by Sophie Gagnon, Sophie Gagnon est conseillère principale en emploi et recrutement TI depuis 14 ans, certifiée CRHA (Conseillère en ressources humaines agréée) et titulaire d'un baccalauréat en relations industrielles de l'Université Laval. Elle occupe actuellement le poste de directrice acquisition de talents dans une entreprise technologique montréalaise de 400 employés spécialisée en intelligence artificielle.